Mondovino : et vous, aimez-vous le vin ?
Mondovino est sorti ce mois-ci en DVD, peut-être l'avez-vous remarqué ! Moi, je n'avais pas encore eu l'occasion de le voir, c'est chose faite, et il se revèle à la hauteur de tout ce que j'avais pu lire à son propos ça et là , même bien plus !
Le pitch (très partial...) : d'un côté, les gentils, petits producteurs adeptes des vins bien nés, bien faits, dans
la tradition et le respect de la vigne et surtout du terroir. De l'autre, les méchants, avides de profits exploitant des
dizaines d'hectares dans des contrés lointaines.
Les méchants impérialistes (américains ?) n'ont d'autres but que de s'étendre encore et encore (jusque sur mars!) et d'imposer au
monde leurs standards en matière de goût et de production. Bien entendu, les gentils ne l'entendent pas de cette oreille et ne
comptent pas se laisser faire.
Sur fond de crise viticole, Jonathan Nossiter trace les contours de cette mondialisation qui touche désormais tous les secteurs.
A ceci près que dans le monde du vin, il apparaît que ce n'est qu'une poignée d'individus microbullés, à la tête de grands groupes,
qui impose sa vision capitaliste, faisant et défaisant les marchés, lançant des vins comme on lance des marques, dont les prix de vente
sont inversement proportionnels au peu d'amour et de respect investis pour les produire.
Il est difficile de voir à quel point, face à cette machine de guerre, les petits producteurs, de tous pays confondus, tentent de résister
par tous les moyens. Ils y opposent une vision parfois un peu archaïque il est vrai, mais pleine de valeurs qui font le caractère et la
richesse de leurs vins.
Au final, c'est au consommateur d'arbitrer cette lutte au confins des vignobles. Les grands groupes règnent sur un marché qu'ils veulent
de plus en plus linéaire, parfois élitiste, avec le moins d'aspérités possible. Certes, pour ne prendre que l'exemple de la France,
notre système d'appellations et autres caractérisations de nos vins sont un peu confuses, parfois compliquées pour le grand public.
De plus, certaines régions (Bordeaux Notamment) ont sans doute pêché par immobilisme, croyant que tout était acquis à Vita Eternam. Le revers
est amer.
Nous devons plus que jamais nous monter curieux de la diversité de nos vignobles, chaque amateur de vins la responsabilité de la faire
découvrir autour de lui !
Je n'en dirais pas plus si ce n'est de vous conseiller d'acheter d'urgence ce documentaire, qui est un long-métrage tiré d'une série
de 10 épisodes à paraître prochainement.
Pour les indécis, je suis près à payer de ma personne en organisant une projection à la maison, pourvu que vous apportiez les
boutanches ! ;)

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