Un Français sur dix est malade de l'alcool...
Toute la presse se fait l'écho ce matin d'un rapport sur l'alcoolisme en France publié par le journaliste Hervé Chabalier, fondateur et directeur de l'agence de télévision Capa, et remis au gouvernement ce jour.
Je ne peux pas animer un blog sur le vin et ne pas aborder de front les méfaits de l'alcool dont le vin est, n'en déplaise à bien des personnes, l'un des vecteurs (entre autres). Le vin contient de l'alcool, et est donc un produit parfaitement en mesure d'induire et/ou d'entretenir une dépendance.
La dépendance induit des comportements excessifs dans la consommation qui aboutissent au quelques 45 000 décès directs et indirects que notre pays connait chaque années.
Le challenge à relever est d'endiguer cette dépendance et ses ravages (vouloir la supprimer serait utopique : nous ne sommes pas égaux devant l'alcool). Mais quelle est la solution ? Entre les contraintes économiques d'un secteur à l'agonie (chute de la consommation, difficultés à l'exportation) et la préservation de la santé publique, le compromis semble bien difficile à définir.
Commençons peut-être par rappeler que l'excès ne vaut rien : consommons bien, consommons mieux, avec modération, sachons reconnaitre nos limites.
Pour moi le vin est un plaisir, la dégustation un art. Je ne conçois pas le consommer de façon irraisonnée : le plaisir n'y serait plus !
Peut-être avez-vous un point de vue sur ce problème ? N'hésitez pas à en parler ici...
5 commentaires
pour avoir travaillé plusieurs années aux côté de malades alcooliques, je peux témoigner qu'en effet, c'est une pathologie qui fait des dégats énormes, et dont la personne atteinte ne se rend absolument pas compte. J'ai soigné nombre d'homme ET de femmes, parfois incapables de se lever/marcher seuls sans aide tellement l'alcool peut être nocif pour les tissus nerveux ... c'est déplorable ... j'ai la chance de réussir à rester raisonnable, et comme je conduis fréquemment, je n'ai pas de souci particulier avec l'alcool. Le déni dans l'alcoolisme est très fort, et cela le rend extrêment difficle à soigner. Faites attention à vous, vraiment, et merci d'en avoir parlé, c'est une démarche très intelligente
Il ne faut pas être un consommateur excessif cherchant l'ivresse pour devenir dépendant à la boisson. La dépendance latente est la plus surnoise. C'est celui qui boit régulièrement de l'alcool et de façon tout à fait modérée. Un verre après le boulot, un autre pour le repas du soir, un pour fêter l'anniversaire, encore un pour calmer une situation ennervante... L'un dans l'autre, on devient dépendant et on augmente les doses.
Pour ma part, la consommation d'alcool doit rester un acte tout à fait occasionnel. Dîner quotidiennement avec une demi bouteille de vin s'est prendre des risques de devenir dépendant et ce n'est certainement pas un bon modèle pour l'éducation de ses enfants.
Je me présente sacha 32 ans, pour ma part je suis alcoolique depuis l'age de 17 ans.
Cela fait 1 ans que je suis abstinant, c'est trés dur rien que de faire des courses et passé devant l'alcool, ou encore les jours de fêtes ou les gens boivent.Bien sûr je ne peut pas les en empêché, mais c'est un combat de tout les jours!!!
Je voudrais aussi répondre a katsoura que l'on peut être alcoolique simplement avec un verre de vin par jour, il y a plusieurs forme d'alcoolisme: celui qui boit jusqu'a en tombé, celui qui boit tout les week-end, mais aussi celui qui ne boit qu'une biére par jour, retiré la biére de celui ci qui est habitué a en boire une tout les soir et vous verez un état de manque.
Cordialement.