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Casavino : la Dolce Vita en pays Nantais...

Bar à vins CasavinoSi vous habitez du côté de Nantes et que les vins italiens réveillent avec passion le Marcello Mastroianni ou l'Anouk Aimé qui sommeille en vous, nul doute que vous pourrez désormais goûter à la douceur de vivre en allant déguster un Chianti ou un Pino Grigio au bar à vins Casavino, un petit coin de détente et de plaisir dédié aux nectars transalpins, et concocté par Armel Michenaud.
A quelques jours de l'ouverture, et bien que passablement occupé j'imagine, Armel a accepté de répondre à quelques questions pour nous faire découvrir son projet.

Armel, quelques mots sur toi et ton parcours...
J'ai 36 ans, je suis marié et j'ai 3 enfants. Diplômé d'Audencia (ex ESC Nantes) en 1996, j'ai ensuite effectué mon parcours pendant 10 ans pour une seule et même entreprise, Kiabi. Pour cette entreprise, j'ai eu l'occasion de travailler dans 3 villes différentes, Nantes, Lille et Milan. En 2007, pour diverses raisons liées au temps qui passe, j'ai décidé, ayant enfin trouvé ce que je voulais faire de la suite de ma vie, de rentrer à Nantes (ma ville d'origine) pour y installer un bar à vins italiens.

Comment est né le projet Casavino, et pourquoi cette spécificité pour les vins Italiens ?
J'ai depuis très longtemps l'envie de me mettre à mon compte, de créer une société. J'avais d'ailleurs eu une première expérience avortée en duo lorsque j'étais étudiant à Audencia, dans un domaine qui n'a absolument rien à voir. Et puis, je suis rentrée dans la vie active, où je me suis laissé porté d'opportunités en opportunités. A chaque fois que me revenait l'envie de faire quelque chose de façon indépendante, une proposition m'était faite.
Et notamment, en 2001, je suis parti en Italie pour une expatriation d'un peu plus de 3 ans. Là, j'ai découvert l'oeno-gastronomie italienne, bien loin des clichés classiques pâtes / pizza / mauvais chianti. Des italiens m'ont fait découvrir toute la variété des vins, m'ont emmené à la découverte des vignobles. A tel point que je peux aisément dire que je connais bien mieux les vins italiens que les vins français.
Je suis rentré en France, à Lille en 2004, où j'ai continué de travailler pour Kiabi. En 2007, après 10 ans de bons et loyaux services, j'en suis arrivé à me dire qu'il était temps de changer d'air. Je me suis donc rendu disponible sur le marché du travail, comme on dit. Mais au fur et à mesure des entretiens que je passais, je me disais que je ne voulais plus de ce style de vie. Mais je n'avais pas l'idée, le truc qui fait tilt pour me lancer. Et puis, en sortant à Lille, j'ai connu le Clos St-Vincent et son patron, une sorte de bar à vins bourguignons et de spécialités bourguignonnes. Quelqu'un qui, comme moi, avait été cadre supérieur dans une grosse boîte, et qui en avait eu marre.
C'est là que j'ai relié son expérience à la mienne, et je me suis dit que ce concept pouvait très bien fonctionner aussi si on mettait les vins italiens au coeur de l'offre et que ma plus-value, en France, pouvait être là : peu de français connaissent bien le vin italien.

Le choix des vignerons et des vins suit-il une philosophie particulière ?
Quelques lignes directrices guident mes choix :
- Faire en sorte que toutes les régions italiennes soient représentées (il m'en manque encore, comme le Val d'Aoste ou le Trentin, mais je ne suis pas loin du but), car contrairement à la France, on trouve du vin vraiment partout, et je dirais même que l'on trouve du bon vin partout.
- Proposer une gamme de vins produits dans une philosophie bio (même si le concept de bio dans le vin peut recouvrir beaucoup de réalités différentes) suffisamment étoffée.
- J'ai parfois eu tendance à privilégier, à qualité de vin similaire, la qualité du contact que j'ai eue avec le vigneron.
- Mettre en avant les vins les plus représentatifs du terroir : il existe une infinité de cépages autochtones dans toutes les régions italiennes, et je serai plus satisfait si je réussis à donner une bonne exposition à ces cépages plutôt qu'à une énième variation d'un merlot ou d'un chardonnay. Même si certaines variations sont également très intéressantes, évidemment, et que je ne peux pas ne pas en proposer....

Sélectionnes-tu personnellement les vins qui figurent à la carte ?
Oui, à 80% pour le moment. Les autres 20% correspondent à des appellations importantes mais que je n'ai pas suffisamment approfondies sur place pour sélectionner moi-même. J'ai donc fait appel à un importateur spécialisé dans les vins étrangers, qui s'appelle Vins du Monde, et qui a, entre autres, une belle carte de vins italiens. Et puis, il y a quelques flacons dont un bar à vins italiens, qui, s'il veut être représentatif sans forcément être exhaustif, selon moi, ne peut pas se passer : il est difficile de se passer d'un super toscan (Sassicaia, Tignanello...), par exemple.

Comme beaucoup, j'ai pu suivre l'avancée des travaux sur ton blog. On sent la volonté de faire du lieu un cocon, avec une ambiance à la fois épurée et cosy. Quel sera l'esprit du lieu ?
Tu as plutôt bien résumé. Je recherche la convivialité. Tu me diras, pour un bar, c'est plutôt bien vu, comme objectif. Pour développer un peu, je voulais éviter de créer un endroit qui puisse intimider les profanes ou néophytes, il faut qu'on si sente bien et qu'on soit à l'aise que l'on soit un grand amateur de vins ou pas.
Et puis, dans mon bar, j'ai cherché à proposer plusieurs façons de consommer : il y aura donc un coin salon, un coin pour s'installer comme au restaurant, sur des tables de hauteur classique, un coin constitué de tables hautes, une terrasse, et même une cave pour ceux qui voudraient prolonger le débat.

Que proposera Casavino pour accompagner la dégustation des vins ?
Une question très importante ! En effet, plus que pour les vins français, je crois vraiment que les vins italiens, prennent encore plus de sens quand ils sont accompagnés de spécialités italiennes : charcuterie, fromage, antipasti divers, pâtes fraîches, et bien d'autres choses encore...
Et puis, en Italie, particulièrement dans les grandes villes du Nord (Milan, Turin,...), il existe une happy hour un peu différente du concept que l'on trouve en France : de 18h à 20h, les consommations sont majorées de quelques € (entre 2 et 3 € pour la plupart) en échange d'un buffet gratuit et à volonté de petites choses à grignoter. Je souhaite proposer ce concept à mes clients, cette idée me semblant définitivement excellente et absolument inexploitée en France.

Et justement, commence à nous mettre un peu l'eau à la bouche (!) en nous citant quelques nectars que l'on pourra savourer...
Je commencerais par évoquer un Pinot Grigio, le Conte Lucio de chez Bellanotte, dans le Frioul (tout un programme !) qui m'a laissé un grand souvenir. Je parlerais aussi du Perda Pintà de Sedilesu, un vin à nul autre comparable à mon sens. Je ne suis pas mécontent non plus du Barolo d'Erbaluna, une toute petite structure de la Morra au centre de l'appellation. Et puis, en Toscane, j'ai trouvé chez Villa Pillo de bien belles choses comme leur Syrah, notamment.

Casavino ouvrira prochainement ses portes à Nantes, par définition en plein coeur du pays nantais célèbre pour ses muscadets et autres Gros Plans. Ces vins seront-ils proposés ?
Question délicate s'il en est... Au départ, j'étais parti sur un concept 100% italien, sans dérogation. Et puis, tu n'as pas été le premier à me poser la question, donc, j'ai été amené à réfléchir à cela. Il fut un temps, j'en étais presque arrivé à la décision de proposer un petit (ou un grand, d'ailleurs) muscadet de derrière les fagots. Mais finalement, je crois que je ne dois pas faire d'exceptions, je dois proposer une ligne claire et cohérente, et cette ligne restera 100% italien.

Prévois-tu des animations ponctuelles, comme des dégustations thématiques par exemple ?
Bien sûr ! Il est d'ailleurs déjà prévu qu'un vigneron piémontais, Giacomo Vico, déniché par Laurent Baraou, vienne présenter ses vins chez moi. Et j'espère vivement pouvoir convaincre d'autres producteurs de faire la même démarche.
Par ailleurs, j'ai effectivement bien l'intention d'organiser des sortes de parcours thématiques, dont le thème le plus évident serait la découverte d'une région. Mais on peut en imaginer bien d'autres... Et puis, à terme, mais c'est encore une pure vision de l'esprit, j'aimerais pouvoir emmener certains de mes clients volontaires à la découverte sur le terrain des vins italiens.

Pour finir, j'imagine que tu as dégusté pas mal de vins ces derniers temps : quel est ton vin préféré du moment ?
Pour bien montrer que je ne suis pas mono-maniaque, mon dernier plaisir a été un vin français, un Givry 2006 de chez Michel Sarrazin...

Casavino ouvrira ses portes fin septembre au 18 rue de Briord à Nantes (44000)